La Gypsothérapie :
l'art de maîtriser les techniques d'immobilisation

Un peu d'histoire

La Gypsothérapie est née de l'évolution des techniques d'immobilisations et des nouveaux produits mis à la disposition des professionnels de santé (résines, thermoformables, etc.) dès le milieu des années 1970.

Autrefois appelés les « plâtriers », les infirmiers ont vu leur pratique s'enrichir et leur fonction a été redéfinie sous le terme de Gypsothérapeute (également appelé Gypsotechnicien ou Gypsopraticien).

En 1985, une association est née pour les représenter : l'Association Hospitalière des Gypso-Thérapeutes de France (l'AHGTF). En 1994, Janine Toulon a travaillé avec Daniel Lugibihl à la définition et à la reconnaissance de cette compétence : Compétence 4 du référentiel du Métier d'Infirmier(ère) Diplômé(e) d'État.

La Gypsothérapie, c'est de l'art !

Finesse et précision dans la réalisation d'un plâtre – Gypsothérapie

Cet art débute au niveau de l'accueil du patient et de sa prise en charge. Le soignant doit prendre soin du patient : il doit être disponible, à son écoute. Ses gestes doivent être doux pour ne pas augmenter la douleur, et il lui donne des conseils adaptés pour assurer une surveillance en toute sécurité.

La gypsothérapie demande finesse et précision, une habileté manuelle, une grande rigueur, de la dextérité et une maîtrise des gestes à effectuer pour un modelage parfait de la partie du corps à immobiliser.

Elle implique une connaissance de l'anatomie, de la physiologie et des différentes pathologies de l'appareil locomoteur.

Concernant le modelage, les actes de gypsothérapie nécessitent des gestes doux et enveloppants. Outre une parfaite maîtrise des différentes techniques de pose, la gypsothérapie demande un esprit de créativité. Chaque immobilisation est une œuvre unique de création parce que chaque personne est différente et chaque appareil doit être adapté à sa morphologie.

Les compétences au cœur de la Gypsothérapie

  • Connaissance de l'anatomie et de la physiologie de l'appareil locomoteur
  • Maîtrise des techniques de pose : attelles, plâtres circulaires, résines, orthèses, strappings
  • Aptitude à détecter les complications et à surveiller le patient
  • Capacité à dispenser des conseils de surveillance adaptés
  • Habileté manuelle, dextérité et sens artistique du modelage
  • Disponibilité et qualités relationnelles dans la prise en charge du patient
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